À dix-huit ans, Anna demande l’aide médicale à mourir. Brigitte Poupart aurait pu faire de cette décision le centre d’un débat. Elle choisit quelque chose de plus inconfortable et de plus humain : observer l’onde de choc. Où vont les âmes parle de la mort, bien sûr, mais surtout de ce qu’elle oblige les vivants à regarder avant qu’il ne soit trop tard.
Les dernières nouvelles du cinéma
Articles courts, analyses et sorties à ne pas manquer.
À rebours des logiques industrielles et des effets de mode, le Prix Jean Vigo demeure l'un des derniers lieux où le cinéma est récompensé avant tout pour sa liberté. Pour son édition 2026, le jury distingue des œuvres qui interrogent l'identité, les rapports de domination et les territoires de l'intime, confirmant une fois encore la vocation profondément singulière de cette récompense.
Avec Le Berger et les ours, Max Keegan signe un documentaire rare, à la fois brut et tendre, où la beauté de l’Ariège ne console jamais tout à fait de la dureté du monde pastoral. Entre bergers, bêtes, fatigue, fascination et politique absente, le film observe une fracture française sans jamais la réduire à un slogan.
Avec Gouffres et merveilles, Jean Boiron Lajous signe un road movie intime où l’amitié passe à la loupe du cinéma. Entre enfance blessée, quête du père, humour pop et fantaisie onirique, le documentaire transforme les gouffres familiaux en une traversée lumineuse, cabossée et profondément attachante.
Dans Notre Histoire – Chroniques du Caire, Abu Bakr Shawky transforme une légende familiale en fresque intime et politique. Entre Le Caire, l’Autriche, le football, la musique et les secousses de l’Histoire, le film célèbre les familles multiculturelles, les récits transmis et cette étrange force de l’amour qui survit aux frontières.
Avec Notre salut, Emmanuel Marre signe un film historique qui refuse la poussière des reconstitutions sages. Sous une lumière presque brutale, porté par un Swann Arlaud impressionnant, le film regarde la Collaboration non comme une abstraction morale, mais comme une lente dérive humaine, faite de pauvreté, de vanité blessée, d’amour mal protégé et de petites lâchetés devenues un système.
Avec Au bord du monde de Guérin van de Vorst et Sophie Muselle, le cinéma ne décrit plus l’institution psychiatrique : il la fait ressentir. À travers une mise en scène immersive et un regard fragile, le film explore la frontière incertaine entre soin et engagement.
Dans les Badlands, The New West transforme le western en une expérience intime et sensorielle où le réel vacille et où le deuil devient mouvement.
Avec La Vénus électrique de Pierre Salvadori en ouverture, la sélection officielle du Festival de Cannes ne se contente pas de refléter le cinéma mondial : elle en redessine les lignes dans un monde où l’image cherche de nouvelles formes de présence.
Le Festival de Cannes a officialisé ce 1er avril (pas un 🐟 d'Avril) son film d’ouverture : La Vénus électrique, le nouveau long métrage de Pierre Salvadori. Le film sera présenté en avant-première mondiale au Grand Théâtre Lumière le 12 mai, à l’issue de la cérémonie d’ouverture l'oeuvre sera projeté le même soir dans de nombreuses salles de l'hexagone.